Jeudi a été une séance de repli concentrée sur les grandes valeurs technologiques et les titres sensibles aux taux, pas sur l'ensemble de la cote. Le S&P 500 a cédé 1.2% à 7'408, le Nasdaq Composite 2.2% à 25'138 et le Dow Jones 1.0% à 51'712, alors que le S&P 500 équipondéré ne perdait que 0.4% et le Russell 2000 0.7%, signe que la baisse s'est concentrée sur les plus fortes pondérations; le VIX est monté de 12.4% à 18.7.
L'Europe a fini dans le rouge, le STOXX 600 à 639 (-1.2%), le FTSE 100 à 10'639 (-0.7%) et le SMI à 14'215 (-0.7%), tandis que l'Asie prolongeait le mouvement ce matin avec un Nikkei 225 à 64'611 (-2.7%), un Hang Seng à 24'885 (-1.3%) et un Shanghai Composite à 3'814 (-1.6%).
Le déclencheur tient au choc énergétique inflationniste, après de nouvelles frappes américaines sur l'Iran et des attaques houthies contre des pétroliers saoudiens en mer Rouge, doublé d'un discours ferme des banques centrales, la BCE laissant son taux de dépôt à 2.25% et Lagarde ouvrant la porte à une hausse en septembre.
Les Treasuries ont reculé pour la quatrième séance, le 2 ans terminant à 4.37% et le 10 ans à 4.71%, au plus haut depuis janvier 2025, la Confédération suivant à peine avec un 10 ans proche de 0.5%, un 2 ans autour de 0.2% et le SARON ancré au taux directeur de 0.0% de la BNS.
Le Brent s'est envolé de 7.0% à 100.69 dollars, au-dessus de 100 pour la première fois depuis fin mai, tandis que l'or reculait de 2.0% à 4'049 dollars, les taux réels l'emportant sur la prime géopolitique.