Les actions américaines ont nettement rebondi jeudi, le S&P 500 terminant à 7'438 (+1,7%), le Nasdaq Composite à 25'122 (+2,8%) et le Dow Jones à 52'208 (+1,2%), des chiffres de croissance et d'inflation plus modérés ayant éloigné la crainte d'un nouveau tour de vis de la Fed.
Les semi-conducteurs ont mené la reprise, au lendemain de l'entrée du Nasdaq-100 en zone de correction. La participation reste toutefois étroite, le S&P 500 équipondéré cédant 0,2% à 8'723 : la hausse de l'indice tient à quelques méga-capitalisations.
L'Europe avait clôturé avant l'essentiel du mouvement, le STOXX 600 gagnant 0,8% à 650, au plus haut depuis le 7 juillet, tandis que le FTSE 100 recule de 0,1% à 10'897 et que le SMI, très défensif, abandonne 0,6% à 14'392.
Ce matin en Asie, le Nikkei 225 bondit de 4,0% à 64'362, le Shanghai Composite prend 0,7% à 3'832 et le Hang Seng cède 0,2% à 25'818.
Une croissance de 1,5% en rythme annualisé au deuxième trimestre, sous les 2,1% attendus, et une inflation PCE de 3,7% sur un an en juin après 4,1% en mai ont déplacé le débat : la probabilité d'une hausse en septembre retombe à 59,2%, contre 82,3% une semaine plus tôt. La partie courte y a répondu, le 2 ans américain revenant à 4,22%, mais la partie longue a continué de se dégrader, le 10 ans finissant à 4,66% et le 30 ans à 5,20%, au plus haut depuis dix-neuf ans, les investisseurs doutant toujours de la crédibilité de la Fed face à l'inflation après le statu quo de mercredi.
L'or clôture à 4'103 dollars (+0,9%) et le Brent à 89,0 dollars (-1,9%).